Ebranlée sur le banc de sa solitude par un jeune amant au cœur de diamant, la femme mature ne réalise ses désirs que dans le déchirement de ses émois. 

Publié dans : Poésie nomade | le 10 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Dans une larme j’ai vu briller le soleil 

Publié dans : Poésie nomade | le 8 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Cœur éventré

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Cœur éventré,

Je projette des maux d’amour

Sur des rimes entoilées.

La gouache se colle à mes cils,

Mes larmes lessivent le ton

De l’enduit subtil.

La lumière se joue de moi

Dans mes ocres rouges,

Et mes bleus froids.

Du couteau

J’ancre la matière,

Du pinceau

J’ombre les chimères.

L’angle opalescent m’éblouit,

Blessante lumière

Sur mon âme en fouillis.

De toutes mes ailes tendues

Je mendie alors l’encre noire

De l’oiseau mise à nu.

 

 

Publié dans : Poèmes | le 8 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Un oiseau noir, tel un canif, zèbre le ciel ensanglanté. La voûte azuréenne vaincue, épouse l’océan d’encre marine, et laisse venir en elle l’amant des abysses. 

Publié dans : Poésie nomade | le 8 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Douce liqueur de fiel

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Douce liqueur de fiel, ma meilleure ennemie. 

Partenaire fidèle de mes solitaires orgies. 

Distille ton nectar langoureux dans mes veines, 

Disperse mon esprit de tes effluves malsaines. 

 

Coule en flots vermeils dans mes entrailles, 

Ronge délicieusement mes organes qui défaillent. 

Réchauffe-moi de ton poison de sombre éternité, 

Berce-moi dans tes bras maternels et sans pitié. 

 

Viens, viens, repais-toi de ma solitude. 

Allège-moi de vaines et torves vicissitudes. 

Envahis goulûment ce trop plein de vide, 

En embaumant mon corps de ce doux liquide. 

 

Courtise ma déchéance de prince mendiant. 

Enchaîne-moi enfin dans tes cachots délirants. 

Là où tous mes désirs éthyliques combattent, 

Là où toutes mes envies mystiques se débattent. 

 

Transporte moi jusqu’aux confins du dégoût. 

Jusqu’au dégoût de soi-même, au dégoût de tout… 

Là où la colère te fait vomir ta chair-naissance, 

Là où le cancer fait pourrir ta chair rance. 

 

Libère moi de cette alliance biblique sans fin, 

Brise les chaînes infernales de cet esclavage divin. 

Fleurte dans l’ivresse avec la putain de la vie, 

Et meurs enfin de son doux venin de paradis. 

 

Publié dans : Poèmes | le 8 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Insolente poésie d’une âme qui se réveille au crépuscule de sa vie et s’émerveille face à l’immensité du vide laissé par le Dieu des ténèbres étoilées…….. 

Publié dans : Poésie nomade | le 7 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

L’amour gicla dans ses veines et transporta son cœur jusqu’à ses lèvres. Ce sourire bleu turquoise avait embrassé le vide son âme. 

Publié dans : Poésie nomade | le 7 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Certaines fois le silence hait d’or.
De la lumière aux-pas-cités,
Il jaillit en maux d’amour,
Bruyants et d’argent lamés

Publié dans : Poésie nomade | le 7 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Courbes

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Courbe de dune dorée sous la chaleur de mon sein, 

Ta main lentement raffermit chaque grain nourri de ton désir. 

Langue de feu d’un soleil d’orient qui couvre mon ventre, 

Sculptant le temple de l’Aga qui s’évanouit sous le croissant fertile, 

J’abandonne  mon oasis assoiffée à tes assauts diluviens. 

Là où le lit de l’amour creuse ce couchant en caresses. 

 

Un souffle  chaud aux parfums d’or et de santal m’enlève, 

Tes lèvres humides s’imprègnent de ma peau sauvage, 

Et nos gémissements s’unissent au chant de l’arc de lune, 

Bandé  à l’unisson de nos courbes étreintes et ombres mêlées. 

La voûte  ronde de Maât  s’étoile de lumière et d’argent, 

M’éblouissant de tes yeux noirs et de ta peau d’ébène. 

 

Mes courbes défendues emprisonnent tes muscles saillants, 

Nos corps transis rythment le tambour de nos cœurs, 

Le fleuve épouse la terre de son limon fertile et sacré, 

Et la cambrure de mes reins s’alourdit de ta jouissance de prince. 

Esclave sans maître, vestale sans temple je m’alanguis, 

Te désirant toujours d’une faim inassouvie et souveraine. 

 

Le serpent de nos ébats se love sous la roche encore fraîche, 

Abandonnant ton bras lourd à la chaleur de ma hanche féconde. 

Ton sommeil m’ouvre les méandres d’un fleuve d’azur infini, 

Et libère mon corps d’une aube blanche et sereine. 

Sans un regard vers toi, je dévale les dunes ensoleillées d’ocre, 

Souriante et belle, en effleurant la courbe d’un fruit en promesse. 

 

 

Publié dans : Poèmes | le 7 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

J’aime ces âmes qui éclatent comme de jeunes noyaux gorgés d’eau et de soleil. 

Publié dans : Poésie nomade | le 7 juin, 2011 |Pas de Commentaires »
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